A quoi sert le dialogue social ?

Peut-on encore se poser la question ? Des études démontrent régulièrement qu’en effet, il est nécessaire de rappeler l’intérêt d’un échange équilibré et constructif entre les acteurs français de l’entreprise, DRH comme syndicalistes.

Quels sont les facteurs qui influent sur la performance économique des entreprises françaises ? Selon une étude de la Banque de France, ils sont sensiblement les mêmes quelle que soit la taille de l’entreprise : les compétences, l’approvisionnement ou les contraintes techniques seraient les éléments les plus importants ; suit le sujet de la main d’œuvre auquel est associé « l’opposition syndicale ». Le cadre réglementaire est le troisième facteur désigné comme ayant de l’influence sur la performance de l’entreprise ; suivi de l’existence d’accord de branche ou d’entreprise.

Un cercle vertueux existe-t-il pour le dialogue social ?

Selon une analyse de la Direccte Rhône-Alpes, la qualité d’une politique sociale interne serait la clef pour assurer de bons résultats à l’entreprise. Des collaborateurs satisfaits de leur environnement de travail sont plus fidèles, plus productifs aussi, plus souples et efficaces quand il s’agit d’adapter le travail et de satisfaire ensuite les clients. Dans la même logique, des clients satisfaits, sont plus fidèles et assurent ainsi une croissance des revenus de l’entreprise, qui peut en retour poursuivre une politique interne valorisante. En conséquence, un dialogue social de qualité au sein de l’entreprise est un vrai levier de performance. C’est aussi l’avis des Français eux-mêmes selon un sondage Opinionway.

A dialogue social de qualité, bonnes conditions de travail

Une enquête auprès de DRH déjà convaincus de l’intérêt que les salariés se sentent bien dans leur travail, réalisée par l’Ifop en 2008, a mis en avant notamment les raisons de promouvoir le bien-être au travail. Quelle que soit la taille de l’entreprise, l’amélioration des relations internes et l’augmentation de la compétitivité et de la productivité de l’entreprise sont les raisons les plus citées (de 57 à 66 %).

Dans un autre sondage réalisé auprès de DRH, la question est posée dans l’autre sens. Ainsi, quand on demande quels sont les trois éléments sur lesquels reposent le plus la compétitivité de l’entreprise, les répondants avancent : la stratégie commerciale (66 %), l’innovation avec la « recherche et développement » ou R&D (50 %) et la gestion des ressources humaines (42 %). Le facteur humain est donc bien considéré comme étant au centre de la réussite de l’entreprise.

A la question des trois éléments sur lesquels reposent le plus une bonne gestion des ressources humaines, les DRH affirment en premier lieu que c’est bien la qualité du dialogue social qui prévaut (pour 66 % d’entre eux), puis la maîtrise des coûts RH (62 %), enfin, la motivation et l’implication des salariés (56 %).

 

Sources :

– http://formatdialogue.intefp.fr
– « Labour relations quality and productivity : an empirical analysis on french firms », Banque de France, juillet 2012.
– « Bien-être au travail et performance économique », Direccte Rhône-Alpes, juin 2014.
– Opinionway pour Société en mouvement : les Français et le dialogue social, janvier 2014.
– Gregor Bouville, Revue de gestion des ressources humaines, 2016.
– Baromètre Bien-être psychologique au travail pour Malakoff Médéric Psya, Ifop, septembre 2008
– Baromètre Randstad sur la compétitivité RH, décembre 2016.