Climat et résilience. Quelles sont les principales mesures sociales ?

La loi Climat et résilience qui vient d’être adoptée par le Parlement prévoit un certain nombre de mesures, d’évolutions et d’obligations en termes social, pour les employeurs et les salariés.

climat et resilience

Photo : Unsplash

Le texte de loi comporte des mesures en matière de transition écologique, concernant le comité social et économique, les négociations de branche et d’entreprise au sujet de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), devenue GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) ; mais aussi les opco, opérateurs de compétences et directement les employeurs et les salariés au sujet de la formation professionnelle et de la mobilité.

 

 

 

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En voici un récapitulatif des mesures sociales prévues par la loi Climat et résilience :

  • Les attributions du CSE. Le CSE a pour mission d’assurer l’expression et la prise en compte des intérêts des salariés dans les décisions relatives à la gestion et à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production. La loi ajoute la mention « notamment au regard des conséquences environnementales de ses décisions ».
  • Info-consultation du CSE. Quand l’employeur d’une entreprise de 50 salariés et plus, prend des mesures devant faire l’objet d’une information-consultation du CSE, la procédure doit désormais inclure une information-consultation sur les conséquences environnementales de ces mesures.
  • BDU. En conséquence, la base de données économiques, sociales, dite aussi base de données unique, devient BDESE, avec donc le volet environnemental en plus.
  • GPEC. La négociation périodique sur la mise en place d’un dispositif de GPEC ou de GEPP, gestion des emplois et des parcours professionnels, devra prendre en compte les enjeux de la transition écologique.
  • Expert-comptable du CSE voit ainsi sa mission complétée du volet environnemental dans sa mission d’analyse et d’accompagnement du CSE, en plus des éléments d’ordre économique, financier et social nécessaires à la compréhension des orientations stratégiques de l’entreprise.
  • La formation des syndicalistes et des membres du CSE est également et logiquement complétée par le volet environnemental et devra inclure ces aspects et l’analyse nécessaires pour comprendre et prendre en considération les conséquences environnementales de l’activité des entreprises.
  • Exonération sur les frais de transport domicile-lieu de travail : la loi ajoute un nouveau coup de pouce aux mobilités durables en exonérant les avantages cumulés de la prise en charge du forfait mobilités durables et de la prise en charge obligatoire des frais de transports publics ou de services publics de location de vélos d’impôt et de cotisations sociales. Ce sera cependant dans la limite de 600 euros par an par salarié ou bien, si le montant est supérieur, l’exonération correspondra au montant de la prise en charge obligatoire des frais de transports publics.
  • OPCO : les opérateurs de compétences (opco) auront désormais la mission officielle d’informer les entreprises sur les enjeux liés au développement durable et de les accompagner dans leurs projets d’adaptation à la transition écologique, notamment par l’analyse et la définition de leurs besoins en compétences.

 

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Le projet de loi Climat et résilience a traduit une partie des 146 propositions de la convention citoyenne pour le climat, dont le but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030, dans un esprit de justice sociale. Le texte de compromis entre les députés et les sénateurs a été définitivement adopté par le Parlement le 20 juillet 2021. Cela devrait générer la parution d’une centaine de décrets.
La loi votée s’articule autour de cinq thématiques : consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger et se nourrir et globalement, il renforce les sanctions en cas d’atteintes à l’environnement.

Le conseil constitutionnel, saisi par 60 députés le 27 juillet 2021, a rendu son avis le 13 août, ne remettant pas en cause les dispositions relatives au dialogue social et à la BDESE. La loi devrait donc être publiée rapidement et la base de données unique entrera en vigueur le lendemain de sa publication.

 

Sources : LExplicite.fr, les Éditions Tissot